Godot – comme Unity, mais libre

J’ai longtemps trouvé qu’Unity était un moteur de jeu intéressant : il propose un framework complet pour créer des jeux et le exporter sur la plupart des plate-formes. Ce n’est pas du tout le cas de BGE qui offre un moteur, très intéressant, mais pas du tout taillé pour compiler votre jeu pour, disons, iOS ou Android ; ou même, HTML. Mais Unity a un souci de taille, il n’est pas Open Source.

Du coup au détour d’une conversation IRC (merci XavC), j’ai commencé à m’intéresser à Godot, qui est très très libre (licence MIT).

Godot ressemble énormément à Unity ; c’est un framework, et non juste un moteur de jeu (comme BGE). L’interface et la logique rappellent furieusement Unity ; du coup, au long de cet article, je vais parfois comparer Godot avec Unity ; ne vous laissez pas abuser.

http://www.godotengine.org

Premier pas

Mes premiers pas, c’est du velour. Le moteur fait 30 Mo et ne nécessite aucune installation. Évidement,ça fonctionne sous Linux. Il y a un paquet de fichiers d’exemple ; par contre la doc est un peu anecdotique.

Le soft se lance en quelques dixièmes de seconde ; par rapport à Unity, c’est presque instantané ; et évidement on  ne m’oblige pas à créer un compte sur mon adresse mail…

L’interface

C’est probablement le point noir du soft. Il y a plein de petits défauts ; par exemple, pour choisir une couleur il n’y a pas de palette mais des réglettes RGB. (Moi je m’en fous, je ne vois pas vraiment les couleurs ; mais ça peut être pénible.)

Il y a plein de petits défauts d’interface qui rendent le soft moins agréable que d’autres. C’est des petits détails, difficiles à expliquer ; un champ où le copier-coller ne fonctionne pas, ce genre de merdouilles.

Premier jeu

Pour moi c’est devenu une tradition, quand je teste un moteur de jeu/framework etc, je fais un petit shoot’them’up tranquillou sans prétentions.

Ça fonctionne très bien ; aucun souci. D’ailleurs par curiosité j’ai laissé tourner le jeu quelques heures : la mémoire et les proc restent stables ; il doit y avoir un genre de garbage collecter qui garde le processus bien propre ; c’est appréciable.

Export

Alors en principe, ça exporte sur tout : HTML5, iOS,Android, Windows, Linux… Il faut télécharger les « targets » et les installer, ça ne présente aucune difficulté. J’ai quand même eu un peu de misère à faire fonctionner le truc : en fait il suffit de redémarrer le soft ; vous le saurez…

J’ai testé Html5, ça fonctionne dans l’idée mais ça fait planter Firefox parfois ; en particulier sur moble. Pas top.

Linux c’est impeccable ; sans surprise vu que j’ai dev sous .Linux.

Windows, ça fonctionne mais c’est trop rapide! C’est un comble, d’habitude sous Win c’est trop lent ^^.

Conclusion

Godot est un outil que je recommande vraiment !

C’est un framework qui fait le boulot ; il est utilisable même s’il n’est pas parfait. Il est plus qu’open source (licence MIT*), aucune chance d’être bloqué par la licence ! Par contre il faut accepter de coder quelques lignes ; il n’y a pas de briques logiques comme on les trouve dans le BGE

* à titre personnel je ne suis pas fan de la licence MIT, je préfère la GNU. La MIT offre une liberté énorme, ça revient en gros à « fais ce que tu veux ». Ça peut être très intéressant. Mais la GNU revient à dire : fais ce que tu veux, tant qu tu ne bafoue pas mes droits d’auteur. C’est très compliqué de l’expliquer en 3 lignes ; mais je pense que vous avez pigé l’idée.

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